{"id":37,"date":"2023-06-01T15:48:13","date_gmt":"2023-06-01T13:48:13","guid":{"rendered":"https:\/\/autographie.org\/blog\/legenredutravail\/?p=37"},"modified":"2024-07-07T11:58:39","modified_gmt":"2024-07-07T09:58:39","slug":"lautocritique-fait-elle-plus-de-male-que-de-bien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/autographie.org\/blog\/legenredutravail\/2023\/06\/01\/lautocritique-fait-elle-plus-de-male-que-de-bien\/","title":{"rendered":"L&rsquo;autocritique fait-elle plus de m\u00e2le que de bien?"},"content":{"rendered":"\n<p>Qu&rsquo;est ce que nous co\u00fbte l&rsquo;autocritique&nbsp;? Est ce qu&rsquo;elle nous co\u00fbte la m\u00eame chose&nbsp;? Est ce que certaines sont plus dou\u00e9es que certains&nbsp;? Est ce que l&rsquo;autocritique est le gage du bien&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;autocritique implique de l&rsquo;\u00e9coute car elle implique de croire dans le discours de l&rsquo;autre. Croire dans son ressenti, sa perception et donc croire dans la possibilit\u00e9 d&rsquo;avoir fait erreur soi m\u00eame dans la mani\u00e8re dont nous, nous l&rsquo;avons ressenti.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis plusieurs semaines j&rsquo;autocritique ma posture de formatrice lors d&rsquo;une formation o\u00f9 il s&rsquo;agissait de d\u00e9busquer des st\u00e9r\u00e9otypes de genre dans une organisation syndicale. Lors de cette formation, des femmes ont pos\u00e9 des v\u00e9cus sexistes et les ont propos\u00e9s au mouvement commun en se mettant en interrogation sur le malaise ressenti et les raisons du malaise. Ces situations impliquaient parfois des personnes pr\u00e9sentes et notamment des hommes pr\u00e9sents. A la sortie de la formation, les participant.e.s ont \u00e9t\u00e9 unanimes pour signifier la violence de la journ\u00e9e. La responsabilit\u00e9 des violences est apparue tr\u00e8s diff\u00e9rente suivant les personnes toutefois la posture des \u00ab&nbsp;formatrices&nbsp;\u00bb a \u00e9t\u00e9 critiqu\u00e9e (absence de neutralit\u00e9, trop de complaisance, manque d&rsquo;apport, pas de rappel du cadre, etc.)<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai pos\u00e9 par \u00e9crit des points de bascule quelques semaines plus tard au d\u00e9tour d&rsquo;une formation sur la posture de formateur.trice. Je me suis engouffr\u00e9e dans l&rsquo;autocritique \u00ab&nbsp;professionnelle&nbsp;\u00bb sur les comp\u00e9tences, les techniques de formation, arrivant \u00e0 diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;explications&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Avec mes comparses formatrices nous n&rsquo;aurions pas r\u00e9ussi (ou trop tard) \u00e0 diagnostiquer o\u00f9 les participant.e.s se situaient par rapport \u00e0 ces questions, certains trop loin en arri\u00e8re et d&rsquo;autres trop loin devant avec des niveaux d&rsquo;attentes diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<p>Le fait de ne pas ma\u00eetriser le niveau d&rsquo;interconnaissance des participant.e, cela ne nous a emp\u00each\u00e9 de caract\u00e9riser sur le moment les m\u00e9caniques du groupe qui se jouaient. Nous doutions trop de nos observations sur le moment et nous manquions de confirmation de nos intuitions donc nous n&rsquo;avons pas sanctionn\u00e9 et verbalis\u00e9 le poids de cette interconnaissance durant la formation.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, nous aurions perdu \u00ab&nbsp;la voix principale&nbsp;\u00bb qui \u00e9tait celle de la mise en interrogation des mani\u00e8res d&rsquo;agir, de penser via un mouvement collectif et commun. Cela impliquait notamment d&rsquo;accepter que chacun.e se voit retourner les questions sur lui-elle m\u00eame pour nourrir le questionnement et la r\u00e9flexion. Malgr\u00e9 l&rsquo;\u00e9nonc\u00e9 de cette voix principale, nous nous sommes faites happer par un centrement narcissique qui n&rsquo;a jamais donn\u00e9 lieu au d\u00e9centrement.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette autocritique professionnelle est tr\u00e8s clairement insatisfaisante car elle fait fi de l&rsquo;action politique qu&rsquo;est par essence la formation pour d\u00e9busquer les st\u00e9r\u00e9otypes de genre dans les organisations. Cette autocritique professionnelle oublie la logique m\u00eame de l&rsquo;existence et la persistance des violences sexistes dans les organisations et qui plus est dans les organisations militantes, politiques, syndicales, etc. Cet angle d\u2019analyse occulte le fait que ces organisations s&rsquo;inscrivent dans un paradoxe (je veux \u00eatre un.e combattant.e du sexisme mais je veux survivre co\u00fbte que co\u00fbte) ce qui les rend particuli\u00e8rement malades et donc enclines \u00e0 mobiliser tout une m\u00e9dication pour \u00e9radiquer les maux de la maladie et non la maladie elle m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette m\u00e9dication nous l&rsquo;avons vue \u00e0 l\u2019\u0153uvre, sans finesse, sans surprise, comme nous l&rsquo;avons d\u00e9j\u00e0 observ\u00e9e \u00e0 diff\u00e9rentes reprises. La typologie de la n\u00e9gation de la maladie qu&rsquo;est le sexisme structurel des organisations s&rsquo;expose point par point et chacun se charge brillamment d&rsquo;en \u00eatre le garant&nbsp;avec pour objectif principal l&rsquo;abolition de sa responsabilit\u00e9 dans l&rsquo;existence des violences sexistes:<\/p>\n\n\n\n<p>Etape 1&nbsp;: se justifier en expliquant que son intention n&rsquo;\u00e9tant pas celle de produire des violences de sorte que la moindre responsabilit\u00e9 s&rsquo;envole. Il s&rsquo;agit de rester centrer sur soi m\u00eame avec la volont\u00e9 de donner du sens uniquement \u00e0 son action. Cette posture invisibilise et nie la perception de l&rsquo;autre quant \u00e0 l&rsquo;action. Elle d\u00e9l\u00e9gitime le ressenti de l&rsquo;autre notamment quand la justification est la r\u00e9ponse imm\u00e9diate \u00e0 l&rsquo;expression de la personne qui signifie un v\u00e9cu de violence.<\/p>\n\n\n\n<p>Etape 2&nbsp;: se victimiser en mettant sur un m\u00eame pied d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 une violence individuelle r\u00e9sultant d&rsquo;une mise en cause personnelle et une violence syst\u00e9matique qui s&rsquo;appuie sur les outils de diffusion, de l\u00e9gitimation de tout un syst\u00e8me social, \u00e9conomique et politique (ses institutions).<\/p>\n\n\n\n<p>Etape 3&nbsp;: disqualifier moralement, politiquement, professionnellement ou psychiquement la position d\u00e9fendue ou port\u00e9e par les personnes qui t\u00e9moignent, qui osent parler, qui demandent des explications, etc (\u00ab&nbsp;elle est trop \u00e9motive&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;elle est folle&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;il est sous sa coupe&nbsp;\u00bb, etc.).<\/p>\n\n\n\n<p>Etape 4&nbsp;: Rallier\/remobiliser les cadres institutionnels\/l\u00e9gitimes pour exiger un positionnement d&rsquo;arbitrage et \u00eatre r\u00e9habilit\u00e9. Il s&rsquo;agit par cela de faire appel aux cadres structurels dans lesquels nous avons l&rsquo;habitude d&rsquo;\u00eatre l\u00e9gitim\u00e9s qui sont \u00e9galement ceux gr\u00e2ce auxquels le sexisme structurel continue d&rsquo;exister.<\/p>\n\n\n\n<p>Etape 5&nbsp;: Mobiliser la posture du \u00ab&nbsp;sachant&nbsp;\u00bb en empruntant une figure plus rationnelle, plus objective, plus distanci\u00e9e en opposition au registre de l&rsquo;\u00e9motionnel, de la spontan\u00e9it\u00e9, du sensible, du subjectif qui lui serait renvoy\u00e9 \u00e0 une immaturit\u00e9 intellectuelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Etape 6&nbsp;: Prescrire la bonne conduite \u00e0 tenir, l&rsquo;issue r\u00e9flexive pour se sortir de la situation telle qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9e par les personnes ayant signifi\u00e9 leur v\u00e9cu de violence. Cette issue r\u00e9flexive appara\u00eet dans un autre champ que celui propos\u00e9 par les personnes ayant exprim\u00e9 des violences (\u00ab&nbsp;vous devriez faire&#8230;&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;vous devriez lire&#8230;&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;vous devriez vous interroger sur vous m\u00eame&#8230;&nbsp;\u00bb, etc.)<\/p>\n\n\n\n<p>Etape 7&nbsp;: S&rsquo;approprier la cause et ainsi s&rsquo;auto-caract\u00e9riser comme faisant partie de la cause, agissant dans le plus grand respect et la plus grande loyaut\u00e9 pour la cause. S&rsquo;auto-caract\u00e9riser dans ses qualit\u00e9s de \u00ab&nbsp;soldats&nbsp;\u00bb de la cause et ainsi annuler toute forme de remise en question possible de sa posture et de son positionnement (par exemple, faire \u00e9tat de \u00ab&nbsp;ses faits d&rsquo;arme&nbsp;\u00bb pour la cause) et par la m\u00eame disqualifier les autres dans leur appartenance \u00ab&nbsp;juste&nbsp;\u00bb \u00e0 la cause.<\/p>\n\n\n\n<p>A posteriori, la mise \u00e0 plat nous donne les indices pour comprendre que nous n&rsquo;\u00e9tions plus dans le cadre d&rsquo;une formation mais qu&rsquo;il se jouait dans cet espace le sexisme syst\u00e9mique et que nous en \u00e9tions au minimum des t\u00e9moins et plus r\u00e9ellement des victimes. Nous avions \u00e0 l\u2019\u0153uvre une tension o\u00f9 la mise \u00e0 mal d&rsquo;un syst\u00e8me \u00e0 bout de souffle, mis au pied du mur car il venait de se faire d\u00e9busquer, l&rsquo;obligeait \u00e0 exposer tout son syst\u00e8me d\u00e9fensive bien huil\u00e9, stock\u00e9 au chaud et pr\u00eat \u00e0 l&#8217;emploi.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;autocritique professionnelle appara\u00eet donc bien inadapt\u00e9e dans ce contexte pour autant faut-il abandonner l&rsquo;autocritique et adopter la posture plus manich\u00e9enne du combat front contre front&nbsp;? Dans un conflit o\u00f9 certains ont les armes d&rsquo;un syst\u00e8me et d&rsquo;autres ont la puissance des cha\u00eenes bris\u00e9s comme l&rsquo;indiquait Audre Lorde \u00ab&nbsp;on ne d\u00e9truit pas la maison du ma\u00eetre avec les outils du ma\u00eetre&nbsp;\u00bb mais certainement davantage avec nos propres outils.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons un avantage ind\u00e9niable, le syst\u00e8me a cr\u00e9e cette bombe \u00e0 retardement en nous, l&rsquo;autocritique qui nous affaiblit par la mise en doute syst\u00e9matique, la culpabilit\u00e9, la d\u00e9pr\u00e9ciation de ce que nous sommes est aussi la force pour s&rsquo;\u00e9couter les un.e.s les autres et tracer la ligne de ce que nous projetons pour notre suite.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette situation a fait na\u00eetre une volont\u00e9 de justice, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une justice punitive, il s&rsquo;agit d&rsquo;une justice pour la reconnaissance de ce que nous sommes, de ce que nous vivons, de ce dont nous parlons. L&rsquo;autocritique de notre positionnement politique est salutaire car elle permet d&rsquo;identifier nos difficult\u00e9s \u00e0 garantir les besoins des victimes de violences sexistes expos\u00e9s par Ruth Morris.<\/p>\n\n\n\n<p>Le centrement des protagonistes sur leur auto-justification a mis \u00e0 mal la possibilit\u00e9 d&rsquo;obtenir des r\u00e9ponses sur les faits. Une partie des participant.e.s ont reconnu les pr\u00e9judices subis mais les personnes mises en cause ne l&rsquo;ont pas fait. La s\u00e9curit\u00e9 des personnes qui ont signifi\u00e9 les violences v\u00e9cues n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 garantie car elles ont d\u00fb essuyer l&rsquo;arsenal d\u00e9fensif et offensif des mis en cause. Enfin, la place occup\u00e9e par la diatribe d\u00e9fensive\/offensive a \u00e9touff\u00e9 et a invisibilis\u00e9 les temps dans lesquels il a \u00e9t\u00e9 possible de donner du sens \u00e0 ce qu&rsquo;elles ont subi.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette autocritique, elle se porte aussi sur le r\u00f4le de chacun.e et notre silence collectif m\u00eal\u00e9 \u00e0 notre gestion individuelle de notre souffrance. Le compte instagram \u00ab&nbsp;Paye_ton_sexisme_militant&nbsp;\u00bb publiait hier une analyse critique de leur participation au \u00ab&nbsp;Climate Justice Camp 2021&nbsp;\u00bb et notamment de l&rsquo;annonce d&rsquo;une intention de penser et de faire vivre l&rsquo;intersectionnalit\u00e9 au sein du camp et de son \u00e9chec partiel dans les faits. Deux phrases m&rsquo;ont particuli\u00e8rement interpell\u00e9e et on nourrit cette r\u00e9flexion sur l&rsquo;autocritique et l&rsquo;analyse de cette situation de formation&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;une place est disponible qu&rsquo;elle est pour vous&nbsp;\u00bb [\u2026] \u00ab&nbsp;Il y a des r\u00e8gles, des conduites \u00e0 tenir et chacun est responsable de les suivre et de les faire suivre&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette situation il s&rsquo;agit de femmes blanches qui n&rsquo;ont pas questionn\u00e9 la place qu&rsquo;elles occupaient et comment cette place \u00ab&nbsp;libre&nbsp;\u00bb occup\u00e9e par elles entravait la possibilit\u00e9 que des femmes racis\u00e9es l&rsquo;aient.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e9flexion m&rsquo;a fait dire que nous devons nous \u00e9duquer \u00e0 faire valoir les places libres qui reviennent \u00e0 chacun.e, nous avons \u00e9t\u00e9 mis.e.s en \u00e9chec car, m\u00eame pour nous m\u00eame, nous n&rsquo;avons pas r\u00e9ussi \u00e0 nous garantir la place disponible. Elle a \u00e9t\u00e9 prise car quelqu&rsquo;un l&rsquo;a vue libre, pour lui (comme habituellement) donc il l&rsquo;a prise, il a occup\u00e9 l&rsquo;espace, notre temps, nos r\u00e9cits, notre justice. Pour autant, nous \u00e9tions bien plus nombreux.ses et nous \u00e9tions tou.te.s responsables des r\u00e8gles et des conduites \u00e0 tenir. Si nous avons \u00e9t\u00e9 mis.e.s en \u00e9chec hier, faisons notre autocritique politique pour que demain que ce soit pour nous ou pour d&rsquo;autres, nous garantissions que les places qui doivent \u00eatre prises pour le bien de tou.te.s soient prises par certaines&nbsp;!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu&rsquo;est ce que nous co\u00fbte l&rsquo;autocritique&nbsp;? Est ce qu&rsquo;elle nous co\u00fbte la m\u00eame chose&nbsp;? Est ce que certaines sont plus dou\u00e9es que certains&nbsp;? Est ce que l&rsquo;autocritique est le gage du bien&nbsp;? 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